Pour l'application du Motu Proprio

    

Il va de soi que les normes établies par le Pape Benoit XVI s'imposent à tous dans l'Eglise universelle et donc en particulier dans le diocèse de Saint-Flour. Il me semble simplement utile d'en préciser quelques modalités d'application pour notre situation locale.

- En les remerciant pour tout ce qui a été mis en oeuvre depuis le Concile, j'invite les prêtres, les diacres et les équipes liturgiques à un effort renouvelé pour la compréhension, le respect, la beauté de la liturgie paroissiale. Le service diocésain soutient et soutiendra cet effort.

- Il n'y aura pas, dans le diocèse, de paroisse personnelle. Chacun, quelle que soit la forme du rite dans lequel il célèbre, est invité à rejoindre sa paroisse territoriale.

- Une messe selon « la forme extraordinaire » (missel de 1962) sera célébrée à Aurillac chaque dimanche. Le « groupe stable de fidèles» qui en a fait la demande et le curé de la paroisse d'Aurillac se rencontreront pour l'organiser.

- Si de telles demandes devaient être présentées ailleurs dans le diocèse et dans les conditions exprimées par le motu proprio (groupe stable de fidèles, en particulier), les prêtres doivent les recevoir « volontiers » mais ce n'est pas à eux de les susciter.

Si le prêtre qui la reçoit ne peut célébrer lui-même, il pourra demander à un confrère du diocèse de le faire à sa place. S'il doit faire appel à un prêtre extérieur au diocèse il en référera toujours à l'évêque ou au vicaire général sans jamais présumer son accord. Ce n'est jamais à ceux qui demandent une célébration (c'est une règle générale !) de rechercher eux mêmes un prêtre.

- Je demande aux prêtres qui n'ont pas accès à la langue latine de ne pas célébrer publiquement dans cette langue.

- Ceux qui demandent la célébration selon le missel de 1962 doivent être conscients de la surcharge actuelle de la plupart des prêtres. Je souhaite donc qu'ils se montrent raisonnables dans leurs demandes.

Tout le monde comprendra que le rythme des célébrations selon le missel de 1962 (forme extraordinaire) doit être compatible avec la vie habituelle de la paroisse.

Autant qu'il est possible, je souhaite que, pour la messe dominicale, ce soit tou­jours le lectionnaire du missel de Paul VI qui soit utilisé avec ses trois lectures, quelle que soit la forme, ordinaire ou extraordinaire, de la célébration.

- Je souhaite que dans le choix des prières eucharistiques, la prière eucharistique n°1 (Canon Romain) puisse avoir toute sa place. On peut aussi utiliser, là où c'est pastoralement possible, des parties latines de l'ordinaire de la messe.

En signe de communion, la quête et le denier de l'Eglise seront toujours remis à la paroisse où la messe est célébrée, quelle que soit la forme du rite observée. Paroisse ou diocèse prendront en charge l'honoraire de messe et les éventuels frais de déplacement du célébrant, selon nos normes habituelles.

L'ensemble de ces dispositions fera l'objet d'une évaluation en septembre 2008. 

le 30 septembre 2007   

X  Bruno Grua      

évêque de Saint-Flour 

Une partie de ce texte est paru dans "Chrétien dans la ville" d'octobre 2007 

 

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